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Guide · pour les agences · à jour au 28.09.2026

Sous-traitance de sites en marque blanche : comment ça marche

Une agence qui refuse un petit site peut perdre le client qui en avait besoin. La marque blanche permet de dire oui : un sous-traitant crée le site, et l’agence le livre à son client sous sa propre marque.

Ce que veut dire marque blanche en création de sites

Une entreprise réalise le travail, une autre le vend sous sa propre marque. En création de sites, un sous-traitant développe le site, et l’agence le livre à son client sous son propre nom.

Le client ne parle qu’avec l’agence. Le site terminé ne porte aucune mention ni aucun lien vers le sous-traitant.

Pourquoi les agences sous-traitent les petits sites

Une petite landing page peut mobiliser un graphiste et un développeur pendant plusieurs jours, au détriment de projets à plus forte valeur ajoutée. Elle est le plus souvent confiée à un sous-traitant dans deux cas.

  • L’équipe est prise par de gros projets, et un client demande un petit site en plus. Un refus peut l’envoyer chez un concurrent.
  • Une agence marketing gère les publicités, et la campagne a besoin d’une landing page cette semaine.

Ce que le contrat doit prévoir

Votre client voudra exploiter le site librement, vous devez donc d’abord en détenir les droits. Si le droit français s’applique au contrat, le Code de la propriété intellectuelle (CPI) impose plusieurs règles.

  • Un écrit. Les contrats par lesquels sont transmis des droits d’auteur doivent être constatés par écrit (article L. 131-2).
  • Chaque droit mentionné et délimité. Chacun des droits cédés doit faire l’objet d’une mention distincte, et le domaine d’exploitation doit être délimité quant à son étendue et à sa destination, quant au lieu et quant à la durée (article L. 131-3). Précisez donc chaque droit cédé, les usages, le territoire, la durée et la possibilité de le céder à votre client.
  • Pas de cession globale. La cession globale des œuvres futures est nulle (article L. 131-1) : le contrat vise un site précis, pas tout ce que le sous-traitant fera pour vous.
  • Un NDA, pour que le sous-traitant préserve la confidentialité de votre client et du projet.
  • Une clause de non-sollicitation : le sous-traitant ne travaille pas directement avec votre client pendant une durée convenue.
  • Les cycles de modifications : combien sont inclus, ce qui compte comme correction et dans quel délai chaque révision est livrée.
  • Un prix ferme et une date de livraison, avec les conséquences en cas de retard.

Source : Code de la propriété intellectuelle sur Légifrance. Ceci est une liste de contrôle, pas un conseil juridique. Pour un projet important, faites relire le contrat par un avocat.

Comment calculer votre marge

Exemple chiffré avec des prix que Google affichait en première page le 28 septembre 2026. Selon une agence, une landing page coûte de 1 500 à 4 500 € (webindme.fr). Sur une plateforme de freelances, une partie des missions « site vitrine » publiées affiche un budget de 500 à 1 000 € (codeur.com).

Si vous vendez une landing page 500 € et que le sous-traitant en demande 50 €, il vous reste 450 € pour le suivi du client et votre marge. Cette marge n’est prévisible qu’avec un forfait ferme.

Mode de facturationVisibilité sur le coût et la marge
Taux horairele taux, mais pas le total
Prix par pagele total, si le nombre de pages ne change pas
Prix ferme par sitele total et votre marge

Tester un sous-traitant sur un petit site

Un petit projet parmi vos demandes en attente en dit plus qu’un portfolio. Avant de payer, vérifiez cinq points.

  1. Ouvrez le site terminé sur un smartphone et sur un ordinateur portable.
  2. Cherchez le nom du sous-traitant dans le code source. Vérifiez l’absence de mentions résiduelles dans les commentaires HTML, les balises meta et le pied de page.
  3. Envoyez une demande test par chaque formulaire et vérifiez qu’elle arrive dans la boîte de votre client.
  4. Vérifiez que les fichiers sources font partie de la livraison.
  5. Vérifiez que le délai promis a été tenu.

Comment je travaille avec les agences

Je développe chaque site moi-même. Je travaille seul depuis la Pologne, pas en agence. Nous signons un contrat validé par signature électronique, ainsi qu’un accord de confidentialité (NDA).

Les sites sont en HTML, CSS et JavaScript purs, sans WordPress ni Webflow. Le site est livré sous 24 heures à partir de notre e-mail confirmant que nous avons tout.

Vous ouvrez le site terminé sur un lien privé. Si vous le validez, vous payez et recevez les fichiers sources et la cession des droits patrimoniaux sur tout ce que j’ai créé pour le site. Sinon, vous ne payez rien.

Pendant 12 mois, je m’engage à ne pas travailler directement avec le client de votre agence. Les sites faits pour des agences n’entrent pas dans mon portfolio.

L'exemple public est un client direct : WNR Group, une agence d’emploi à Varsovie. Le site compte 57 pages en polonais, en ukrainien et en anglais. La page d’accueil était en ligne en deux heures environ, et les autres pages ont suivi au cours des deux jours suivants. Le domaine et tous les comptes sont au nom du client.

Page d’accueil de WNR Group sur ordinateur : un accès pour les candidats, un autre pour les employeurs
La page d’accueil de WNR Group sur le domaine du client, wnrgroup.work.

L’étude de cas complète du projet WNR Group →

Voyez ce qu’un site doit montrer pour les plombiers, les couvreurs et les salons de coiffure.